La grande majorité des adultes et des enfants allant au cirque aiment les animaux. Pourtant c'est la présence des spectateurs " l'achat des billets "qui contribue à faire perdurer leur captivité et leurs souffrances.
Un ours qui danse, sautillant d'une patte sur l'autre ? Il a fallu le mettre sur une plaque brûlante pour qu'il tente d'échapper à la chaleur en soulevant les pattes. Un cheval couché qui redresse la tête pour « embrasser son maître » ? On l'a d'abord ficelé au sol et piqué avec un aiguillon. En cherchant à s'échapper, il a relevé la tête au moment où le dresseur se penche, ce qui donne l'illusion d'un baiser. Une fois le tour appris, il n'y a plus besoin de cordes ni d'aiguillon, l'animal conditionné «exécute le numéro» sous les applaudissements du public ému par tant de complicité.
Si les éléphants obéissent, c'est sous la menace des gaffes métalliques avec crochet et pointes, plantées sous les oreilles, là où la peau est plus mince - douleur garantie - et où le sang ne se voit pas ! Et si leur patte reste en l'air, c'est qu'ils ont « appris » avec de gros clous - la plante des pieds des pachydermes est tout à fait sensible !
Pour eux apprendre à faire le saut périlleux, on accroche un harnais de cuir autour de sa taille. On le soulève brusquement on le fait pirouetter Hop, en l'air, hop, la pirouette, hop, le coup de badine. Plus vite, toujours plus vite. Tiens, voilà un sucre, tiens un coup de fouet. Merci Toutou et à demain. L'animal est remis dans sa boîte. Quelquefois, il peut à peine s'y tourner. Quelquefois aussi, dans l'exercice, il se casse une patte. Dans le meilleur des cas, il sera recueilli par un refuge ou par une âme sensible. Dans le pire, il servira de pâture aux lions. . . »
Dompter un animal, c'est le briser, le forcer à se soumettre et à faire ce qu'il ne veut pas. Il est impossible pour eux d'y arriver sans violence.